Examen des pratiques d’inscription de
l’ORDRE DES GÉOSCIENTIFIQUES PROFESSIONNELS DE L’ONTARIO, 2007
ISBN 978-1-4249-6506-9 [HTML version française]
Le Bureau du commissaire à l’équité (BCE) a entrepris d’étudier les pratiques d’inscription des professions réglementées de l’Ontario au cours de l’automne et de l’hiver 2007-2008. L’objectif de l’examen consistait à comprendre les pratiques d’inscription en 2007 de chacune des professions réglementées et à établir des données et des renseignements de base afin de permettre au BCE de mesurer les progrès réalisés dans le cadre du mandat qui lui a été confié aux termes de la Loi de 2006 sur l’accès équitable aux professions réglementées.
Ce rapport rend compte des pratiques d’inscription de l’Ordre des géoscientifiques professionnels de l’Ontario (ci-après l’ « Ordre ») au 31 décembre 2007. Les renseignements figurant dans ce rapport ont été recueillis :
dans le cadre de réunions en tête-à-tête avec des membres du personnel de l’organisme de réglementation responsable des inscriptions;
en consultant les documents supplémentaires fournis par l’organisme de réglementation;
en consultant des sites Web pertinents;
en consultant les fiches de carrière pour la profession figurant sur le site Web du ministère des Affaires civiques et de l’Immigration (le cas échéant).
L’Ordre a également fourni des renseignements et des statistiques en matière d’inscription pour les années 2005, 2006 et 2007 en remplissant une feuille de données standard conçue par le BCE.
Le document intitulé Professions réglementées de l’Ontario : Rapport sur l’examen 2007 des pratiques d’inscription du BCE comprend une analyse et un résumé des constatations faites pour l’ensemble des professions réglementées.
L’Ordre exerce son mandat conformément à la Loi de 2000 sur les géoscientifiques professionnels.
« Géoscientifique professionnel » (G.P. en français ou P.Geo. en anglais) est le titre protégé réglementé par l’Ordre.
D’après la Loi de 2000 sur les géoscientifiques professionnels, un géoscientifique professionnel est un particulier qui se livre à une activité nécessitant la connaissance, la compréhension et l’application des principes de la géoscience et qui touche la protection du bien-être du public ou la protection de la vie, de la santé ou des biens, y compris l’environnement naturel, et qui répond aux exigences d’adhésion à l’Ordre.
La gamme d’appellations d’emploi pouvant être utilisées par un géoscientifique professionnel inclut, sans y être limitée, les termes suivants : géoscientifique, géologue, géomorphologue, géophysicien, géochimiste, spécialiste des sciences de la Terre, hydrogéologue, géologue en environnement, géoscientifique en environnement, vice-président, directeur ou chargé de projets de sociétés d’exploration. L’utilisation par une personne d’une quelconque appellation d’emploi suggérant au public qu’elle a suivi une formation en géoscience et qu’elle possède le titre de géoscientifique professionnel est illégale sauf si l’appellation est utilisée par une personne inscrite pour exercer en tant que géoscientifique professionnel en Ontario.
L’Ordre considère qu’une activité nécessite l’application des principes de la géoscience si elle comprend, entre autres : « le conseil, la planification, la conception, la collecte, l’échantillonnage, la cartographie, la diagraphie, l’arpentage, l’acquisition, l’examen, l’investigation, l’interprétation, le traitement, l’analyse, l’établissement de rapports, l’évaluation, l’expression d’opinion, la consultation, la certification, la direction, la supervision, l’administration ou la gestion concernant :
des activités visant la découverte, l’exploitation ou la production de minéraux métallifères ou non métallifères, de roches, de combustibles nucléaires ou fossiles, de pierres précieuses et de ressources en eau;
ou
des activités liées aux propriétés géoscientifiques, et aux conditions ou procédés susceptibles d’affecter le bien-être du grand public, notamment celles relevant de la préservation de l’environnement naturel telles que, par exemple, l’évaluation des éventuelles répercussions des activités et exploitations des eaux souterraines et d’autres systèmes naturels, et l’investigation, l’évaluation, la restauration des conditions des eaux souterraines, des sols, des sédiments des morts-terrains et de l’assise rocheuse ». (traduction libre)
À l’heure actuelle, les géoscientifiques professionnels n’éprouvent guère de difficulté à trouver un emploi, car leurs compétences sont en forte demande. De façon générale, le marché du travail pour les géoscientifiques professionnels est lié à l’état général de l’industrie minière, laquelle est fonction de la demande mondiale en métaux, matières premières et combustibles fossiles.
Un ralentissement prolongé dans le secteur de l’industrie minière a dissuadé les personnes de choisir les professions géoscientifiques. Toutefois, du fait du rebond des marchés des mines et métaux observé depuis une dizaine d’années, l’offre de géoscientifiques n’a pas suivi l’augmentation de la demande.
La demande pour les géoscientifiques en environnement est également forte, en raison de la réglementation gouvernementale de plus en plus importante dans le domaine de l’environnement et des préoccupations du public à propos de l’eau potable et de l’environnement.
Au cours des 20 dernières années, le secteur de la géoscience environnementale a connu une croissance rapide.
Le personnel de l’Ordre consiste en trois employés à temps plein. Deux de ces employés participent au processus d’inscription.
Pour s’inscrire à l’Ordre, les candidats doivent respecter les critères suivants :
être âgé d’au moins 18 ans;
avoir de bonnes mœurs;
répondre aux exigences établies en matière de diplômes;
répondre aux exigences précisées en matière d’expérience professionnelle;
fournir trois références[1] qui confirment le rapport sur l’expérience professionnelle;
réussir l’examen de pratique professionnelle et d’éthique (qui peut être passé à tout moment une fois la demande présentée et les droits relatifs à la demande payés);
faire preuve d’une maîtrise raisonnable du français ou de l’anglais à l’occasion de l’examen de pratique professionnelle et d’éthique.
Contrairement à nombre d’organismes de réglementation en Ontario, l’Ordre n’exige pas la résidence permanente au Canada comme condition préalable à l’inscription.
L’Ordre délivre les classes de permis suivantes :
permis d’exercice;
permis temporaire;
permis limité;
permis inactif.
Les deux autres appellations utilisées par l’Ordre sont : stagiaire en géoscience et étudiant.
Outre les documents que doivent produire les candidats formés dans des établissements canadiens (voir la trousse de demande sur le site Web (www.apgo.net), les personnes formées à l’étranger doivent fournir un relevé de notes universitaire original ayant fait l’objet d’une évaluation, de préférence cours par cours, par un organisme d’évaluation des titres de compétences tel que World Education Services (WES) ou Comparative Education Services de l’Université de Toronto.
Si le relevé de notes est rédigé dans une langue autre que le français ou l’anglais, il doit être traduit par un traducteur agréé membre de l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario (ATIO) ou être traduit, signé, estampillé et daté par un géoscientifique professionnel, ou une personne au titre équivalent, maîtrisant la langue du document et le français ou l’anglais. Le relevé original, la traduction et l’évaluation doivent être soumis à l’Ordre par le service d’évaluation.
Les candidats dont les relevés de notes sont complètement inaccessibles pourraient devoir passer un examen organisé par l’Ordre. Dans ce cas, l’importance du rapport d’expérience professionnelle et des recommandataires sera d’autant plus grande pour le déroulement du processus d’inscription. Dans certaines circonstances, un géoscientifique formé à l’étranger peut présenter sa demande en qualité de praticien ayant une expérience professionnelle d’au moins 10 ans. Dans ce cas, la personne doit être titulaire d’un diplôme acceptable par le comité d’inscription et posséder une expérience professionnelle en géoscience admissible d’au moins 10 ans obtenue au cours des 15 dernières années.
L’Ordre a recours aux services d’un organisme d’évaluation tiers pour évaluer l’équivalence du diplôme d’un candidat formé à l’étranger par rapport au diplôme canadien exigé et établir la validité des relevés de notes.
À la réception de l’ensemble des documents, notamment du relevé de notes évalué, le comité d’inscription examine le programme d’études en géoscience suivi par le candidat pour s’assurer qu’il a suivi l’ensemble des cours nécessaires à la pratique de la profession.
Les candidats doivent demander à leur université de transmettre directement à l’Ordre un exemplaire certifié de tous leurs relevés de notes, y compris, si possible, une liste des cours suivis et des notes obtenues.
Si le relevé de notes a été rédigé à l’étranger et nécessite une évaluation pour établir son équivalence, l’original doit être envoyé directement à WES avec l’instruction de transmettre directement la traduction et les résultats de l’évaluation d’équivalence à l’Ordre. Lorsqu’un relevé de notes original ne peut être envoyé directement par l’établissement à WES, un relevé de notes original certifié conforme ou une copie certifiée conforme du relevé de notes original doit être envoyée à un autre organisme d’évaluation de l’équivalence (p. ex., Comparative Education Service de l’Université de Toronto), avec l’instruction de transmettre directement le relevé de notes original certifié conforme ou la copie certifiée conforme du relevé de notes original, la traduction et les résultats de l’évaluation de l’équivalence à l’Ordre.
Les candidats admissibles doivent présenter l’un des profils suivants :
1. avoir un diplôme d’études de premier cycle en géoscience, d’une durée de quatre ans, délivré par une université canadienne et avoir, au moment de la demande, une expérience professionnelle en géoscience admissible d’au moins quatre ans obtenue au cours des 10 dernières années;
ou
2. avoir un titre de compétences, considéré comme équivalent par le comité d’inscription ou le registrateur, obtenu dans un autre établissement et avoir une expérience professionnelle en géoscience admissible d’au moins quatre ans obtenue au cours des 10 dernières années;
ou
3. avoir un titre de compétences considéré comme acceptable par le comité d’inscription ou le registrateur qui atteste de connaissances en géoscience et avoir une expérience professionnelle en géoscience admissible d’au moins 10 ans obtenue au cours des 15 dernières années.
L’Ordre examine le contenu de tous les diplômes, cours par cours si possible, afin de déterminer si les exigences minimales pour accéder à la profession, en termes de connaissances, sont satisfaites.
Des examens techniques ou examens de confirmation peuvent être organisés pour les candidats dont les compétences ont été considérées comme insuffisantes dans un domaine d’étude (voir la section 3.F). Pour ces candidats, le comité d’inscription peut également :
demander aux membres du comité qui connaissent le domaine d’étude en question de rencontrer le candidat afin de vérifier s’il possède les connaissances minimales requises;
exiger du candidat qu’il suive les cours requis;
rejeter la candidature.
Afin de pouvoir s’inscrire à l’Ordre, les candidats doivent satisfaire à un certain nombre d’exigences minimales spécifiques au plan des connaissances. Le Conseil des normes géoscientifiques canadiennes (CNGC) a mis à jour les exigences de connaissances minimales, et la liste révisée doit être approuvée par le Conseil canadien des géoscientifiques professionnels (CCGP). Cette liste comprend l’ensemble des cours et domaines d’étude que doit avoir suivi un candidat pour pouvoir exercer la profession de géoscientifique. En cas d’approbation, cette liste sera rendue publique au cours de l’année 2008.
Les nouvelles exigences en matière de connaissances minimales ne s’appliqueront pas rétroactivement. Les exigences minimales actuelles, disponibles sur le site Web www.apgo.net, restent en vigueur tant que les nouvelles exigences n’auront pas été approuvées par le conseil du CCGP. Les critères actuels continueront de coexister avec les nouvelles normes pendant les cinq ans qui suivront l’approbation des nouvelles exigences par le CCGP, jusqu’à ce que les candidats aient terminé la période de quatre ans d’expérience professionnelle nécessaire et aient été inscrits à l’Ordre.
L’Ordre évalue l’expérience de travail en géoscience, telle que le candidat l’a présentée dans son rapport d’expérience professionnelle, en fonction des cinq critères suivants :
posséder une expérience pratique de l’application de la théorie de la géoscience;
posséder une expérience pratique de la compréhension des processus et des systèmes en géoscience;
posséder une expérience en gestion de projets géoscientifiques;
avoir des aptitudes à communiquer;
être sensibilisé aux répercussions sociales liées aux activités géoscientifiques.
Un candidat qui présente une demande sur la base des critères 1 ou 2 indiqués à la section 3.D doit prouver qu’il possède une expérience de travail vérifiable et acceptable en géoscience d’au moins 48 mois acquise au cours des 10 dernières années. On crédite les candidats jusqu’à 12 mois pour des travaux géoscientifiques effectués après la deuxième année d’un diplôme de premier cycle et avant l’obtention d’un baccalauréat en sciences, auxquels peuvent s’ajouter 12 autres mois maximums pour des travaux géoscientifiques effectués pendant des études de maîtrise en sciences (avec thèse) ainsi qu’un maximum de 12 mois supplémentaires pour des travaux géoscientifiques effectués pendant des études doctorales.
Un candidat qui présente une demande sur la base du critère 3 de la section 3.D doit avoir accumulé au moins 10 ans d’expérience professionnelle en géoscience admissible au cours des 15 dernières années.
Tous les candidats doivent avoir acquis au moins 12 mois d’expérience professionnelle au Canada ou dans un milieu de travail considéré comme équivalent par le comité d’inscription.
Tous les candidats doivent passer et réussir l’examen national de pratique professionnelle et d’éthique dans les deux ans suivant la présentation de leur demande et avant d’obtenir un permis. L’examen peut être passé à tout moment une fois la demande présentée et les droits de demande payés. L’examen national de pratique professionnelle et d’éthique est un examen de portée générale qui couvre l’éthique, la pratique professionnelle, le droit des affaires, la responsabilité professionnelle et la responsabilité envers le public. D’une durée de trois heures, l’examen comporte deux parties : 120 questions à choix multiples et une courte question à développement. Sur ces questions, 100 sont les mêmes pour tous les candidats au Canada[2] et 20 sont directement liées aux lois et règlements de l’Ontario relatifs à la géoscience. L’examen peut être passé en français ou en anglais.
L’examen est organisé quatre fois par année : en janvier, en avril, en juillet et en novembre. Les candidats doivent présenter leur demande d’inscription à l’examen au moins 60 jours avant la date d’examen. Des renseignements sur l’examen et des suggestions de manuels scolaires et de matériel d’étude sont affichés sur le site Web de l’Ordre.
Une fois que la demande d’inscription à l’examen est acceptée, le candidat est informé de la date, de l’heure et du lieu d’examen le plus proche. Des dispositions peuvent être prises, à la demande du candidat, pour passer l’examen à un endroit de son choix, y compris à l’étranger, sous réserve de pouvoir trouver un surveillant convenable.
La note de passage est fixée à 65 pour cent pour la partie sur les questions à choix multiples. La question à développement est une composante obligatoire (notation réussite/échec). Si un candidat réussit la partie des questions à choix multiples mais échoue à la question à développement, il peut repasser uniquement la deuxième partie lors d’une prochaine session. Si le candidat échoue à la partie sur les questions à choix multiples, il doit repasser l’intégralité de l’épreuve (questions à choix multiples et question à développement) lors d’une prochaine session.
Les détails de l’examen de pratique professionnelle et d’éthique et des exemples de questions posées sont disponibles auprès de l’Ordre. Les examens précédents ne sont pas fournis aux candidats qui attendent de passer l’examen.
Le comité d’inscription peut demander aux candidats dont les diplômes ont été considérés comme insuffisants au regard des exigences de connaissances minimales de passer des examens techniques ou de confirmation. Un candidat peut suivre un ou plusieurs cours à l’université pour pallier les insuffisances notées par le comité d’inscription.
Un candidat peut être exempté de l’examen technique ou de l’examen de confirmation s’il :
détient un diplôme d’études de premier cycle en géoscience d’une durée de quatre ans (ou des titres équivalents ou acceptables) d’une université étrangère, qui satisfait aux exigences de connaissances minimales convenues par le comité d’inscription;
ou
possède une expérience professionnelle en géoscience d’au moins 120 mois (10 ans), obtenue au cours des 15 dernières années, comme convenu par le comité d’inscription.
Même si l’Ordre exige une maîtrise raisonnable du français ou de l’anglais à l’écrit ou à l’oral, il ne fait pas passer de test séparé pour les aptitudes linguistiques. Celles-ci sont évaluées dans le cadre de la question à développement de l’examen de pratique professionnelle et d’éthique, et les candidats doivent réussir cette partie de l’examen pour être admissibles à l’inscription.
Les droits indiqués n’incluent pas la TPS.
| Droits de demande | |
|---|---|
|
Droit de demande pour être géoscientifique professionnel (G.P.) |
275 $ |
|
Droit de demande temporaire |
275 $ |
|
Droit de demande de certificat temporaire de G.P. en Ontario |
100 $ |
|
Droit de demande pour les stagiaires en géoscience |
100 $ |
|
Transfert depuis une autre instance canadienne |
275 $ |
|
Droit de certificat d’autorisation |
175 $ |
|
Droit d’examen technique ou d’examen de confirmation |
210 $ |
|
Droit d’examen de pratique professionnelle et d’éthique |
210 $ |
|
Droit de représentation à l’examen de pratique professionnelle et d’éthique — |
100 $ |
|
Droit de changement d’appellation |
75 $ |
|
Droit de réintégration |
175 $ |
| Cotisation annuelle | |
|
Cotisation (membres en exercice) |
400 $ |
|
Membre temporaire |
400 $ |
|
Membre limité |
175 $ |
|
Certificat temporaire en Ontario |
200 $ |
|
Membre inactif |
75 $ |
|
Stagiaire en géoscience |
140 $ |
|
Étudiant |
25 $ |
| Cotisation annuelle pour le certificat d’autorisation | |
|
Un membre en exercice |
250 $ |
|
Deux membres en exercice |
400 $ |
|
Trois membres en exercice ou plus |
1 000 $ |
| Autre | |
|
Acompte pour procédure d’appel |
100 $ |
| Nom de la tierce partie | Relation avec l’organisme de réglementation |
|---|---|
|
World Education Services (WES) |
L’Ordre accepte les documents rédigés par WES (parmi d’autres organismes) pour évaluer l’équivalence des relevés de notes étrangers au regard des normes des universités canadiennes. |
|
Comparative Education Services (Université de Toronto) |
L’Ordre accepte les documents rédigés par Comparative Education Services (parmi d’autres organismes) pour évaluer l’équivalence des relevés de notes étrangers au regard des normes des universités canadiennes. |
|
Conseil canadien des géoscientifiques professionnels (CCGP) |
Le rôle du CCGP, qui regroupe les organismes de réglementation des instances, est d’élaborer des normes élevées et uniformes pour la délivrance de permis et la pratique de la géoscience, de faciliter la mobilité nationale et internationale et de promouvoir les géoscientifiques professionnels canadiens dans le monde entier. |
|
Conseil des normes géoscientifiques canadiennes (CNGC) |
Le CNGC est un sous-comité du CCGP qui a été créé pour guider les associations membres dans les domaines liés aux qualifications et à la pratique professionnelles. |
Les candidats doivent fournir l’ensemble des documents requis et passer l’examen de pratique professionnelle et d’éthique avant que leur demande d’inscription puisse être étudiée. L’examen de pratique professionnelle et d’éthique est organisé tous les trois mois. Une fois que le candidat a rempli toutes les conditions, a fourni tous les documents requis et a payé les droits, son dossier est présenté au comité d’inscription qui se réunit toutes les six semaines. Certains candidats remplissent leur dossier et passent l’examen dans l’intérim pour pouvoir commencer à exercer juste après l’acceptation de leur dossier par le comité d’inscription et après le passage de l’examen de pratique professionnelle et d’éthique. Pour les candidats qui remplissent toutes les conditions, deux à quatre mois peuvent alors suffire pour s’inscrire.
Cependant, si le comité d’inscription estime que le programme d’études du candidat est insuffisant dans certains domaines et s’il exige le passage d’examens techniques ou d’examens de confirmation (ou l’inscription à des cours universitaires), le processus d’inscription peut prendre beaucoup plus de temps.
Actuellement, le processus d’inscription n’est assujetti à aucune limite de temps. La seule limite concerne le passage de l’examen de pratique professionnelle et d’éthique. L’examen doit être passé dans les deux ans qui suivent la date la plus récente correspondante à l’un des deux événements suivants :
la date de soumission de la demande d’inscription;
la date de réussite à toutes les autres exigences en matière d’examen ou la date de la décision selon laquelle aucun examen n’est nécessaire.
L’Ordre n’a pas de politique d’accréditation de programmes universitaires spécifiques; il évalue le programme d’études des candidats cours par cours afin de vérifier que les exigences universitaires sont satisfaites.
Le comité d’inscription évalue la trousse de demande des candidats afin de vérifier que toutes les conditions sont remplies. Les évaluations portant sur le contenu des diplômes sont effectuées par le comité d’inscription. Le comité comprend au moins trois membres siégeant au conseil, au moins deux membres de l’Ordre ne siégeant pas au conseil, le président ou la présidente du Council of University Departments of Geoscience in Ontario (CUDGO) ou un membre désigné par le CUDGO, et le registrateur de l’Ordre (d’office).
Si un candidat a le sentiment que sa candidature n’a pas été bien évaluée, il peut faire appel de la décision et verser l’acompte pour la procédure d’appel. Organe distinct et séparé du comité d’inscription, le comité d’appel qui est composé de membres du conseil ne connaissant pas le candidat est alors saisi. Le candidat a la possibilité de présenter son cas devant le comité d’appel, qui rend une nouvelle décision relative à l’inscription. La décision originale n’est pas examinée, car il s’agit d’un comité séparé qui rend sa propre décision. Cette nouvelle décision est finale, et l’unique recours du candidat est de faire appel de la décision au sein du système judiciaire de l’Ontario (qui examinera la décision sur la base du protocole et non de la géoscience).
Un candidat titulaire d’un diplôme de premier cycle en géoscience d’une université canadienne, ou d’un diplôme équivalent délivré par un établissement étranger, qui satisfait à toutes les exigences de connaissances minimales fixées par le comité d’inscription, mais qui ne satisfait pas aux conditions relatives à l’expérience professionnelle, peut s’inscrire au programme de stage en géoscience de l’Ordre.
Le programme de stage s’adresse également aux candidats ayant besoin d’une expérience de travail en géoscience admissible au Canada.
Le Programme d’amélioration de l’accès et de l’intégration aux professions (PAAIP) a été créé par l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région afin d’améliorer l’accès des personnes formées à l’étranger aux secteurs de la planification environnementale professionnelle et de la géoscience. Le programme de 12 mois a été conçu pour faciliter l’intégration des géoscientifiques formés à l’étranger en leur procurant trois mois de mise à niveau en salle de classe et neuf mois de placement bénévole à temps plein au sein d’un organisme d’accueil.
Ce programme était offert en 2007. Les candidats doivent communiquer avec le personnel du PAAIP pour en connaître la disponibilité actuelle.
Le CCGP a été créé en 1997 par les organismes de réglementation des géoscientifiques des instances canadiennes. L’une de ses principales tâches est de faciliter la mobilité des géoscientifiques professionnels au Canada et à l’étranger. À cette fin, les associations membres du CCGP ont signé, en 2001, l’Accord sur la mobilité des géoscientifiques à l’intérieur du Canada. Cette entente permet à un géoscientifique titulaire d’un permis de toute association canadienne de géoscience de recevoir rapidement, et avec un minimum de formalités, un permis de toute autre association de géoscience canadienne.
Le 19 juin 2003, l’Ordre des Géologues du Québec (OGQ) et l’Ordre ont signé l’Entente bilatérale Québec/Ontario portant sur la mobilité des géologues/géoscientifiques professionnels. Cette entente permet la reconnaissance réciproque des géoscientifiques professionnels du Québec et de l’Ontario afin de faciliter la pratique temporaire et occasionnelles dans les deux provinces.
Il incombe au candidat de s’assurer que tous les documents, y compris les formulaires de recommandation et les relevés de notes, ont été reçus par l’Ordre. L’Ordre communique avec les candidats en cas de problème dans le cadre du processus d’inscription et si des explications ou des informations supplémentaires sont nécessaires. Les candidats sont également informés lorsque le comité d’inscription a pris sa décision relativement à leur inscription.
Il n’y a actuellement aucun retard dans le traitement des candidatures à l’Ordre.
Certaines personnes formées à l’étranger ont présenté des plaintes à propos du processus d’évaluation des relevés de notes par un organisme tiers. L’Ordre tente de remédier à ce problème en affichant davantage de renseignements sur son site Web et en révisant sa documentation concernant la demande de relevés de notes.
En 2005, le ministère des Affaires civiques et de l’Immigration a mené une enquête pour recueillir des renseignements sur les organismes de réglementation professionnels en Ontario. Depuis cette date, l’Ordre a notamment revu sa politique d’inscription pour introduire davantage de souplesse lors de l’examen des références et a mis au point un nouveau site Web, avec une section consacrée aux personnes formées à l’étranger. Le site était encore en construction en décembre 2007.
Définitions utilisées dans ces tableaux :
Autre classe de permis : une classe de permis qui permet à son titulaire d’exercer sa profession avec certaines limites; d’autres exigences en matière d’inscription doivent être satisfaites pour que l’auteur d’une demande puisse être entièrement accrédité. D’autres classes de permis accordées par l’Ordre sont précisées dans les tableaux ci-après.
Auteur d’une demande : une personne qui a entamé le processus d’entrée dans la profession.
Auteur d’une demande cherchant activement à obtenir un permis : l’auteur d’une demande qui a établi des relations avec l’Ordre au cours de l’année en question.
Auteur d’une demande inactif : l’auteur d’une demande qui n’a eu aucune relation avec l’Ordre au cours de l’année en question.
Membre : une personne actuellement en mesure d’utiliser le titre protégé ou la désignation professionnelle de « géoscientifique professionnel ».
| Langue | 2005 | 2006 | 2007 |
|---|---|---|---|
| Anglais |
Oui |
Oui |
Oui |
| Français |
Non |
Non |
Non |
| Autre(s) |
|
|
|
| Nombre de demandes reçues | 2005 | 2006 | 2007 |
|---|---|---|---|
| Nombre le plus élevé |
Royaume-Uni |
États-Unis |
États-Unis |
| Deuxième place |
États-Unis |
Inde |
Afrique du Sud |
| Troisième place |
Inde |
Chine |
Pakistan |
| Quatrième place |
Allemagne |
Australie |
Royaume-Uni |
| Cinquième place |
Brésil |
Fédération de Russie |
Fédération de Russie |
| Nombre de membres du personnel | 2005 | 2006 | 2007 |
|---|---|---|---|
| Participant au processus d’inscription |
2 |
2 |
2 |
| Participant au processus d’appel |
1 |
1 |
1 |
| Membres | Ontario | Autres instances canadiennes | É.-U. | Autres pays | TOTAL |
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre total de membres |
847 |
251 |
46 |
214 |
1 358 |
| Nombre de membres ne pratiquant pas |
6 |
1 |
0 |
3 |
10 |
| Instance/pays où les membres ont été formés en géoscience à l’origine (avant de recevoir l’autorisation d’utiliser le titre protégé ou la désignation professionnelle en Ontario) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| En 2005 (Du 1er janvier au 31 décembre) |
Ontario | Autres instances canadiennes | É.-U. | Autres pays | TOTAL |
| Nouvelles demandes reçues |
78 |
28 |
6 |
40 |
152 |
| Auteurs d’une demande cherchant activement à obtenir un permis |
77 |
25 |
6 |
39 |
147 |
| Auteurs d’une demande inactifs |
1 |
3 |
0 |
1 |
5 |
| Auteurs d’une demande ayant satisfait toutes les exigences et autorisés à devenir membres mais qui ne le sont pas devenus |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande devenus membres |
66 |
23 |
6 |
32 |
127 |
| Auteurs d’une demande autorisés à recevoir une autre classe de permis mais à qui aucun permis n’a été accordé |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande ayant reçu une autre classe de permis |
131 |
82 |
0 |
33 |
24 |
1 Permis de stagiaire en géoscience (12); permis de membre limité (1)
2 Permis temporaire (Québec : 6); permis de membre limité (1); permis de stagiaire en géoscience (1)
3 Permis de stagiaire en géoscience (2); permis temporaire (1)
| Instance/pays où les membres ont été formés en géoscience à l’origine (avant de recevoir l’autorisation d’utiliser le titre protégé ou la désignation professionnelle en Ontario) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| En 2006 (Du 1er janvier au 31 décembre) |
Ontario | Autres instances canadiennes | É.-U. | Autres pays | TOTAL |
| Nouvelles demandes reçues |
85 |
28 |
6 |
37 |
156 |
| Auteurs d’une demande cherchant activement à obtenir un permis |
84 |
28 |
6 |
36 |
154 |
| Auteurs d’une demande inactifs |
1 |
0 |
0 |
1 |
2 |
| Auteurs d’une demande ayant satisfait toutes les exigences et autorisés à devenir membres mais qui ne le sont pas devenus |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande devenus membres |
66 |
28 |
4 |
29 |
127 |
| Auteurs d’une demande autorisés à recevoir une autre classe de permis mais à qui aucun permis n’a été accordé |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande ayant reçu une autre classe de permis |
131 |
62 |
13 |
54 |
25 |
1 Permis de stagiaire en géoscience (10); permis de membre limité (3)
2 Permis de stagiaire en géoscience (4); permis temporaire (2)
3 Permis de stagiaire en géoscience
4 Permis de stagiaire en géoscience (5)
| Instance/pays où les membres ont été formés en géoscience à l’origine (avant de recevoir l’autorisation d’utiliser le titre protégé ou la désignation professionnelle en Ontario) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| En 2007 (Du 1er janvier au 31 décembre) |
Ontario | Autres instances canadiennes | É.-U. | Autres pays | TOTAL |
| Nouvelles demandes reçues |
64 |
27 |
7 |
41 |
139 |
| Auteurs d’une demande cherchant activement à obtenir un permis |
64 |
27 |
7 |
41 |
139 |
| Auteurs d’une demande inactifs |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande ayant satisfait toutes les exigences et autorisés à devenir membres mais qui ne le sont pas devenus |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande devenus membres |
33 |
16 |
4 |
17 |
70 |
| Auteurs d’une demande autorisés à recevoir une autre classe de permis mais à qui aucun permis n’a été accordé |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Auteurs d’une demande ayant reçu une autre classe de permis |
41 |
52 |
13 |
24 |
12 |
1 Permis de stagiaire en géoscience (4)
2 Permis de stagiaire en géoscience (4); permis temporaire (1)
3 Permis temporaire
4 Permis de stagiaire en géoscience (1); permis temporaire (1)
Site Web de l’Ordre des géoscientifiques professionnels de l’Ontario : http://www.apgo.net. Dernier accès : le 3 janvier 2008.
Ordre des géoscientifiques professionnels de l’Ontario et ministère des Affaires civiques et de l’Immigration de l’Ontario. « Accès à la profession de géoscientifique en Ontario ». Site Web du ministère des Affaires civiques et de l’Immigration : http://www.citizenship.gov.on.ca. Dernier accès : le 3 janvier 2008.
Site Web du Conseil canadien des géoscientifiques professionnels : http://www.ccpg.ca/. Dernier accès : le 3 janvier 2008.
« Entente bilatérale sur la mobilité des géologues du Québec et de l’Ontario », Ordre des Géologues du Québec : http://www.ogq.qc.ca/membres/entente.htm. Dernier accès : le 3 janvier 2008.
« Licensing of Geoscientists in Canada to December 31, 2001 », Conseil canadien des géoscientifiques professionnels : http://www.ccpg.ca/news/licensing_geoscientists_canada.html. Dernier accès : le 3 janvier 2008.
Brochure « Professional Access and Integration Enhancement: PAIE Program ». Site Web de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région : www.trca.on.ca. Dernier accès : le 2 janvier 2008.
Les représentants de l’Ordre des géoscientifiques professionnels de l’Ontario ont rencontré le personnel du Bureau du commissaire à l’équité le 26 novembre 2007, en vue de fournir à ce dernier de plus amples renseignements pour cet examen.
[1] Sur les trois personnes fournissant des références, deux doivent être inscrites comme géoscientifiques professionnels (G.P.) ou comme géologues professionnels ou géophysiciens professionnels au sein d’une association membre du Conseil canadien des géoscientifiques professionnels (CCGP), ou elles doivent être inscrites au sein d’un organisme autoréglementé de géoscientifiques à l’extérieur du Canada qui (depuis décembre 2006) est reconnu par le CCGP ou accepté par le comité d’inscription; ou au moins un G.P. (selon les critères susmentionnés) et un ingénieur professionnel doivent être inscrits au sein d’une autorité canadienne qui réglemente la pratique de la géoscience sous l’autorité d’un organisme de réglementation de la profession d’ingénieur.
[2] Cet ensemble de 100 questions standard posées dans le cadre de l’examen de pratique professionnelle et d’éthique est rédigé par des ingénieurs professionnels de plusieurs instances.